Qui a tué le Père ?
Qui a tué le Père ?
383 pages
Penhallow", 1942
Une imposante demeure en Cornouailles : un labyrinthe de pièces, dressing-rooms et cagibis, un entrelacs de couloirs, passages, escaliers grands et petits, d'énormes écuries, beaucoup plus modernes, abritant un véritable haras de chevaux dressés ou à dresser, enfin une petite armée de domestiques : voilà Trevellin, royaume de Penhallow, le "Maître", sexagénaire braillard et pléthorique, réduit par une goutte bien méritée à l'usage du fauteuil roulant, mais non moins redoutable pour autant. En effet, depuis qu'il ne peut plus trousser ses servantes, Penhallow a trouvé un puissant dérivatif dans une méchanceté qui s'exerce avec une cruauté inouïe sur tous ses proches : sa seconde femme, Faith, stupide et timorée; sa propre soeur, Clara, quasi transformée en servante; les enfants, dont les sept aînés, du premier lit, sont à peine moins vociférants et querelleurs que leur père. Tous haïssent le Maître, tous rêvent de sa mort, tous, au plus fort de la souffrance et de l'humiliation, envisagent de passer à l'action si les fabuleuses quantités de whisky et de langouste ingurgitées par le vieux tyran ne règlent pas son sort à temps.
Mais qui s'y risquera en premier ?
4ème couverture, édition de 1994, Fayard
Cloué dans un fauteuil roulant, le terrible Penhallow règne sans partage sur le manoir de Trevellin, en Cornouailles. Il exerce une autorité sadique sur sa seconde femme, Faith, sa sœur, Clara, et ses sept enfants. La haine qu'il suscite est telle que le suspense porte d'abord sur la question : qui va se décider à le tuer ? Une fois la besogne accomplie, l'enquête fait peser les soupçons sur un de ses fils qui finit par se suicider pour échapper à l'accusation.
Cette histoire de meurtre en chambre close, spécialité des romanciers britanniques, vaut non seulement par l'intrigue, mais aussi par la minutie corrosive de sa peinture de mœurs.
Source : Le Livre de Poche, LGF

