Paul et le chat
Paul et le chat
96 pages
Il y a d’abord un climat. Une atmosphère. Une sensation de cocon, chaude, complice entre la narratrice, son bébé Paul et le chat. Enfin, la chatte, plus e¬tement, le temps qu’elle mette bas. Et puis il y a la guerre en Irak, défilant à la télévision tandis que dans le jardin le printemps commence à fleurir. Il y a la vie en mouvement feutrés, qui croît sans parler, et la menace extérieure, muette, menaçante. Un mari, aussi, comme absent, rejeté vers l’extérieur, du côté de la puissance, du pouvoir, expulsé de la relation triangulaire feutrée, complice, qui s’est nouée dans la maison. Celui qui se charge sans états d’âme du sale boulot.
Silence total et absolu. Des personnages qui ne parlent pas, qui ne peuvent pas parler : un chat, un enfant de trois mois, le printemps qui éclate. Pourtant, toute la vie tient, là, en quelques pages.

