La guerre, c'est la guerre
La guerre, c'est la guerre
Le 26 aout 1939, Michel Scalby a répondu à son ordre de mobilisation avec la conviction qu’il serait de retour chez lui huit jours après. Il ne croit pas qu’il y aura la guerre. Rude est donc le choc de se voir à nouveau incorporé, encaserné, d’obéir sans discussion à des gradés qu’il ne connaît pas mais doit saluer respectueusement ainsi que le veut la discipline des armées. Pour un archéologue jusqu’ici libre d’agir à sa guise et de choisir ses commensaux, l’épreuve est d’autant plus pénible que camarades et supérieurs ne sortent pas de la cuisse de Jupiter. Qu’elle brimade personnelle d’être arraché à son existence quiète, à Odile la femme qu’il aime.
Et pour quoi ? Il refuse de se sentir concerné par un conflit qui dérange ses plans, bride son indépendance, piétine son amour propre et met sa vie en danger. En même temps que la peur de mourir, le désir de fuir grandit jusqu’à l’obsession. Tandis que le 2e classe Scalby remâche ses griefs, la guerre – la drôle de guerre – évolue lentement vers l’offensive allemande de mai 1940 …

