Karmina Vltima
Karmina Vltima
158 pages
Enfin, des multiples enfances qu’il s’octroie, au terme d’un livre habité, tantôt hanté, il renaît de sa maison et de sa lignée en conteur, lui-même mythique. Il se veut à la fois, de par ses ancêtres et son inscription dans l’humanité, transgénérationnel, cosmopolite et cosmique.
Plus que tout, l’auteur semble appréhender le racornissement des vies confinées. Au terme de l’ouvrage, comme à la conclusion d’un éternel retour, se rouvre la forêt native, tout à la fois demeure livresque et expression d’une vie intérieure renouvelée.
« C’est donc dans la forêt que j’ai décidé de construire ma maison, vaste tronc creux, et mon jardin ».
Point de fin sinon l’éternel retour dans l’ouvert :
« Ayant fait mien ce dernier poème :
Ma maison quand même
cernée du cri des cigales
est restée ouverte »
(Extrait de la préface de Jean-Michel Aubevert)

