Courrier des Andes

Patrick Leigh Fermor

Courrier des Andes
144 pages
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C’est en 1971 que l’auteur et quelques amis arpentent les hauts plateaux péruviens et visitent les principaux lieux du coin : le Machu Picchu «un lieu de solitude et de silence, un lieu d’une beauté, d’une austérité, d’une étrangeté inoubliable», Cuzco, l’Urubamba, et le lac Titicaca, un endroit aux villes sales et aux hôtels minables. «…car si derrière les fenêtres s’étalait le plus haut plan d’eau navigable du monde, de l’eau, chaude ou froide, il n’y en avait pas une goutte dans les tuyauteries.» Les hôtels sont minables, mais qu’importe : «les réserves de whisky (deux doubles chacun, bien tassés, et un peu plus certains soir) tiennent encore le coup.» Quant à l’eau, quand elle est présente, «nous avons tous parfaitement constaté qu’au sud de l’équateur l’eau d’un lavabo s’écoule bel et bien en tournoyant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.»

Très peu d’états d’âme, pas de philosophie, mais des descriptions de paysages, de la faune, la flore, de la nuit, «des étoiles extraordinaires se lèvent quand vient la nuit», et de la vie du groupe «un joaillier ancien champion de ski, un homme de loi anthropologue, un gentleman-farmer propriétaire de chevaux de course, deux écrivains (ce qui rétablit pas pour autant l’équilibre), et une... mais qui oserait qualifier Renée de femme d’intérieur ?» Quelques repères historiques (Pizarro c’est en 1533).

Ce récit (sous forme de lettres, comme l’indique le titre), est écrit «dans un style brut et sans apprêt», dixit l’auteur, mais avec beaucoup d’humour, y compris dans les moments difficile, quand l’altitude joue des tours désagréables. «Maintenant nous avancions en traînant les pieds, tels des ivrognes, sur une arrête nue, herbeuse, en dos de baleine...» Avancer, il n’y a que ça à faire, même quand «nous ne savons pas e¬tement où nous sommes, car les cartes se contredisent toutes " et qu’ «ici on appelle pampa tout champ ou terrain plat sur lequel pousse de l’herbe.»

Bref :avec un regard simple sur les choses, et une fois les petits soucis considérés comme légers (le whisky aidant), une randonnée dans les Andes ça semble bien être le paradis.

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