Bring the noise
Bring the noise
650 pages
Pendant les vingt dernières années du siècle dernier et les dix premières de celui-ci, rock et rap ont façonné la culture mondiale sur tous les plans, exprimant, entre colère des ghettos et mal de vivre bourgeois, des modes de vie standard aux tréfonds de l’underground, toutes les colères, tous les désirs. À la fois élégant, subtil et vivifiant, audacieux et érudit, Simon Reynolds poursuit son travail de réflexion sur l’histoire monumentale du rock et du rap, les évolutions et les croisements de genres, et raconte, d’interviews en concerts, l’Histoire et les histoires (des groupes, des mouvements émergents).
Avec ses essais et ses chroniques, il nous offre un point de vue inédit sur des genres qui ont produit des artistes considérables. Grâce aux deux angles de vue qui parcourent l’ouvrage, les influences réciproques des musiques noire et blanche et celles du "mainstream" et de l’"underground", il aborde le sujet dans son ensemble : les succès, les échecs, les groupes culte, mais aussi les habitudes culturelles, manières de danser, de s’enivrer ou de se rencontrer, de s’habiller, de penser la politique… On y parle donc non seulement de musique, mais aussi de la place qu’elle occupe.
Passionnant de bout en bout, Reynolds dresse un panorama complet, où l’on croise les Smiths, Public Enemy (auteur du morceau Bring the Noise qui donne son titre à l’ouvrage), PJ Harvey, Radiohead, Mantronix, Nirvana, The Clash, Dizzee Rascal, Kanye West ou les Beastie Boys, mais aussi des styles comme la jungle et la drum’n’bass. Au rythme des allers-retours entre New York, Los Angeles, Londres et Manchester, ce livre traque les liens étroits entre évolutions technologiques et création, désinvolture rock et musique populaire noire américaine, et trace une cartographie étonnante de relations et d’influences : un précieux arbre généalogique de la musique populaire qui agite nos pieds et nourrit nos esprits.

