Les voyages du professeur Lorgnon T1 - Les voyages du professeur Lorgnon
Les voyages du professeur Lorgnon - T1
Les voyages du professeur Lorgnon
336 pages
Une sorte de Socrate bavard, érudit et gourmand, parcourt le pays à la recherche de Celle à qui il a voué, depuis son adolescence, un amour définitif et exclusif quoique généreux. Le train et le merveilleux réseau français jouent le rôle principal dans cette quête du bonheur. C’est toujours par le train qu’il se lance dans cette poursuite infatigable de Celle qu’il aime. Oui, le train, l’omnibus et le tortillard de préférence, souvent combinés avec la bicyclette et la bonne vieille marche à pied, moyens que certains considèrent aujourd’hui comme « dépassés », mais qui sont, à son avis (et il arrive à nous en convaincre), les seuls capables de lui faire retrouver et contempler parfaitement Celle qu’il aime.
Avec lui, penché à la portière d’un convoi ferroviaire, sur les lignes les plus délaissées, ou cheminant au long d’un sentier, nous faisons connaissance avec Celle qu’il glorifie si éloquemment. On n’a plus qu’une envie : prendre le train et partir « sur le tour », le Tour de France…
… Car, en définitive, c’est elle, notre France, la bien-aimée, l’objet de la flamme dévorante du professeur Lorgnon, que l’on apprend ici à connaître… par cœur.
Oui, c’est un roman d’amour.
(Quatrième de couverture de l'édition Denoël de 1983)
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Le Professeur Lorgnon, truculent poète, érudit, nous décline au grès de ses voyages férroviaires une chronique touristique digne d'un dillétante parti en pérégrinations au fil du temps. A n'en pas douter ce Lorgnon est le double littéraire de notre Vincenot bien aimé. Savant en ce qui concerne l'histoire de la France, de sa géographie et de ses habitants. Il faut se laisser guider par les chemins ( de fer) de traverses que nous fait emprunter Lorgnon. On y découvre, à l'écart des grandes lignes, les trésors parfois cachés de la campagne, ses moeurs, sa gastronomie et son histoire séculaire. Le récit est emprunt de poésie, d'anecdotes, de légéreté, tout cela servit par une langue pleine de rythme et de rebondissements. Lorgnon nous fait parcourir ces petites lignes qui ont aujourd'hui souvent disparu. Celles qui se frottent aux escarpements les plus tortueux, aux pentes les plus raides, qui au détour d'un vallon offre au voyageur des paysages splendides. On parcourt les lignes du Bugey, on chemine la chaîne Hercynienne, les reliefs armoricains, les volcans d'Auvergne, le pays Basque, la Champagne. A l'heure des TGV vrombissant, des gares aux allures de paquebots, des cabines climatisées, laissez vous emporter dans ce voyage qui ne date que des années 60 à 70.
On peut reprocher à Vincenot la récitation des villes et villages qui égrénent ses voyages, peut être est-ce rébarbatif mais au combien instructif.
Un court extrait qui relate l'esprit :
"- Sept jours pour faire, intelligement, trois cents kilomètres ? Cela me paraît un mnimum! répondit Lorgnon qui ajouta: Par ces temps de vitesse, on montre de l'esprit en voyageant lentement !

