La maison paternelle
La maison paternelle
94 pages
Maria Messina avait la fragilité d'une personne "menue, avec un petit visage pâle aux grands yeux lumineux, encadré par une masse de fins cheveux châtains"... La nièce de l'écrivain, notant ce détail en postface, ne pouvait mieux suggérer l'alliage de douceur et de révolte, de délicatesse et de gravité qui caractérise l’œuvre de Maria Massina. Ici, en quatre nouvelles brèves, émouvantes, c'est presque à pas feutrés qu'elle accompagne ses personnages - femmes ou enfants que soumet l'ordre des pères et des époux. Et c'est presque furtivement - tant son écriture, toute d'intériorité, eÎlle à faire entendre les allusions, les chuchotements, les soupirs - qu'elle revisite les salles de la maison paternelle, comme si bruissaient encore en elle et autour d'elle les menaces qu'elle voulait dénoncer. En Italie, il y a peu, la parution de ces textes donna le signal d'une véritable redécouverte de Maria Messina. Et c'est justice.
Hubert Nyssen et Bertrand Py

