Vents alizés : Un voyage dans les Caraïbes
Vents alizés : Un voyage dans les Caraïbes
523 pages
C'est juste après la guerre que Patrick Leigh-Fermor entreprend ce long voyage dans les Caraïbes, de la Guadeloupe à la Jamaïque en passant par Saint-Domingue, la Barbade, La Trinité, Sainte-Lucie, Antigua, grandes et petites îles. Ce qu'il y cherche ? Peut-être un écho de ce qui l'avait tant fasciné, déjà, dans sa jeunesse, lorsqu'il traversait à pied la Mitteleuropa, détruite depuis par le nazisme et par la guerre : le foisonnement des cultures, des langages et des races, l'énigme d'une unité née de cette diversité même et puis ce bonheur simple, mais si rare, qui n'est pas un des moindres charmes du livre, de s'abandonner aux hasards du voyage, de se laisser en somme dérouter. Ces mondes ont bien changé, se dit-on, tandis que l'on s'abandonne à son tour à son écriture chatoyante. Changé ? Au moins autant que cette Europe engloutie que l'auteur ressuscitait pour nous dans Le Temps des offrandes (Petite Bibliothèque Payot 2003) et Entre fleuve et forêt (Petite Bibliothèque Payot 2003) : comme un instant d'éternité, fragile et menacé, d'une beauté si intense qu'il ne cesse, depuis, de nous hanter. Vents alizés, ou l'éternité caraïbe de Patrick Leigh Fermor.Ce livre, le premier de l'auteur, a été salué à sa parution comme un chef-d'oeuvre: le plus grand livre jamais écrit sur les Caraïbes" (Spectator) , "un écrivain-né" (Sunday Times) , "jamais peut-être n'avions-nous lu livre si pénétrant, si original sur les Caraïbes" (Observer). Vents alizés a reçu le Heineman Foundation Prize for Literature en 1950 et le Kemsley Prize en 1951.

