Quand as-tu vu ton père pour la dernière fois ?
Quand as-tu vu ton père pour la dernière fois ?
231 pages
Résumé de quatrième de couverture:
«Mon père possédait de vieilles pendules. Il passait son temps à réparer le temps. Je le vois, cheveux longs et rebelles, soulever avec précaution les cadrans de ces horloges qui ont marqué les innombrables o'clock de sa vie et de ma jeunesse.»
«Where do I belong ? À quel lieu j'appartiens ? Plus la maladie de mon père progresse, moins je sais ce que je fais là, largué entre ma vie à moi et sa mort à lui, sur cette construction vaudevillesque qu'est la jetée de la ville de Bognor. Mon vaste séjour linguistique prolongé en France prend de plus en plus des allures de fuite en avant, mais devant quoi au juste ?»
Parfois, il faut attendre des années pour que l'enfant ouvre devant l'adulte les valises cachées dans le grenier de leur mémoire commune. Alex Taylor nous offre un récit à la fois drôle et touchant sur l'identité et le déracinement.
Journaliste et producteur, Alex Taylor a animé de nombreuses émissions, notamment la célèbre Continentales. Il fait chaque matin la revue de presse internationale sur France Inter. Il a publié le Journal d'un apprenti pervers (Lattes, 2007) et Bouche bée, tout ouïe (Lattès, 2010).
Que faire, quand on n’a plus de racines ? La vie d’Alex Taylor avait atteint son altitude de croisière, la cinquantaine tranquille, carrière de journaliste « européen » entre Paris, Berlin, Bruxelles. Jusqu’à un coup de fil qui l’oblige à tout laisser tomber pour rentrer s’occuper de son père, 90 ans, et atteint de la maladie d’Alzheimer.
Ce livre est l’occasion de faire un voyage vers cette l’Angleterre que l’auteur avait quittée il y a plus de trente ans, sans jamais chercher les vraies raisons. En même temps que son père, les certitudes s’en vont petit à petit… Être anglais, européen, gay même. Surtout, lorsque son père ne sera plus là, ce déraciné à vie comprend qu’il n’aura plus aucune raison de revenir dans le pays qui l’a vu naître. C’est l’occasion d’ouvrir, et surtout de vider quelques valises bien cachées dans le grenier de la mémoire.

