L'assassinat du mort

Jean Louis Marteil

L'assassinat du mort
236 pages
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Dans le cimetière des Augustins, entre les hautes herbes jamais nettoyées, une tombe récente était ouverte et la terre de rivière fraîchement remuée faisait un petit monticule noir tout à côté du trou. À quelques pas, un corps emmailloté de drap crasseux était allongé : celui de l’occupant théorique de la fosse. Tout pourri et puant comme se doit de l’être un cadavre de quinze jours, le mort avait ceci de particulier qu’il arborait, planté à la place du cœur, un lourd poignard de guerre. Or, il était de notoriété publique que le susdit décédé avait passé dans son lit d’une mauvaise fièvre deux semaines plus tôt...

« Mort deux fois », grogna un sergent dans le dos du capitaine... « Ce rustaud-là n’a jamais rien fait comme tout le monde ! »

Mord-bœuf remit son casque.

« Vrai », dit-il. « Même trépassé, il va encore réussir à nous briser les bourses ! »

Ainsi commence L’assassinat du mort, où l’on retrouve la plupart des personnages de La chair de la Salamandre (enfin, ceux qui ont survécu à la précédente hécatombe) et où l’on découvre quelques petits nouveaux tout aussi gratinés ; où la jolie Braïda n’a que son intelligence et son courage pour tenter de résoudre une série de crimes aux motivations pour le moins floues ; où le capitaine Mord-bœuf et le sergent Pasturat ne se privent point d’accumuler maladresses et répliques toutes plus stupides et délirantes les unes que les autres ; où l’évêque Guillaume de Cardaillac est encore une fois totalement dépassé par les événements ; où le narrateur, enfin, s’amuse toujours plus avec mots et personnages, saupoudrant son récit d’un humour noir parfaitement déjanté... tout en respectant l’Histoire, avec son grand H.

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