Mon livre surprise
Une autre science est possible
Une autre science est possible
200 pages
Comme le fast food, la fast science, c’est vite fait, pas bon et pas très digeste ! Le compromis qui a longtemps assuré aux chercheurs le minimum d’indépendance vitale est mort. L’économie de la connaissance est dépendante des intérêts privés. Une économie spéculative – avec ses bulles et ses krachs – s’empare de la recherche scientifique. Les chercheurs doivent intéresser des « partenaires » industriels, participer aux jeux guerriers de l’économie compétitive. Les mots d’ordre comme « Sauvons la recherche » font consensus, alors qu’ils ne posent surtout pas la bonne question : « de quoi faut-il la sauver ? » Isabelle Stengers montre comment la science changera si les chercheurs cessent de se prendre pour le « cerveau pensant, rationnel, de l’humanité » et refusent que leur expertise serve si souvent à faire taire l’inquiétude de l’opinion. Un plaidoyer pour la slow science auquel répond, en miroir, et à un siècle de distance, un brillant pamphlet du philosophe William James, Le poulpe du doctorat (1903).

