Mon livre surprise
Clopin-clopant
Clopin-clopant
(2002)
230 pages
Dans ce nouvel épisode de l’autobiographie d’une pas
grand-chose, Annie François continue de se raconter par le biais d’éléments qu’elle connaît bien : hier les livres, avec Bouquiner ; aujourd’hui la cigarette, avec Clopin-clopant. Deux habitudes, l’une réputée noble pour l’esprit, l’autre dangereuse pour le corps, deux sortes de toxicomanies auxquelles elle s’adonne, conjointement, avec délectation.
Du berceau aux dispositions testamentaires, des événements
graves aux plus futiles, de l'ère pépère du dope au bec aux années anti-tabac qui transforment le fumeur en quasi-délinquant et en pestiféré, tout est observé ici à travers le filtre des cigarettes.
Si Bouquiner fut considéré comme une sorte d’hymne à la lecture, Clopin-clopant n’invite pas au prosélytisme. Mais encore
moins à la mélancolie. Le danger de ce livre est ailleurs : son
autodérision, son style, son goût des mots risquent de faire des adeptes.

